Il y a un an déjà, j'étais dans un état second. Un mélange d'excitation et de très grande appréhension. Le genre de sentiment que je n'avais plus ressenti depuis bien (trop) longtemps. Pour la seule et unique fois, je suis arrivée en avance sur le lieu de rendez-vous. Trente minutes d'avance pour être exacte. Trente minutes pour envisager les solutions qui s'offraient à moi afin d'évacuer mon angoisse : faire demi-tour, plonger dans la Loire qui se trouvait juste en face, écrire aux copines pour être rassurée. La troisième solution semblait de loin la meilleure. Ou pas. Au lieu d'envoyer le sms horrifié ("oh mon Dieu j'ai un trou dans mon collant !") à la copine, mes doigts inconscients ont trouvé bien plus marrant de l'envoyer à la personne que j'attendais, le fameux garçon. La couleur était annoncée et le tableau dressé. Je me revois comme si c'était hier, toute tremblante en descendant de la voiture pour le rejoindre, le potentiel de séduction affichant zéro au compteur. Mais au cours de la soirée, j'ai fini par rigoler de cette histoire. Et un an après, je rigole encore de cette histoire avec lui, le fameux garçon.
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